Les environnements malsains sont à l’origine de 1 décès sur 4 chez les enfants de moins de 5 ans. Ceux qui vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire sont les plus durement touchés. En investissant largement dans la recherche, l’OMS a attiré l’attention au niveau international sur l’importance du problème moyennant des évaluations majeures, à l’échelle mondiale, de certains risques sanitaires environnementaux, telles que l’évaluation annuelle de l’état de l’assainissement et de l’eau potable dans le monde (GLAAS). Par son rôle directeur, l’OMS a aussi contribué à accroître la prise de conscience du fait que de nombreuses sources de pollution de l’air, qui est responsable de 6,5 millions de décès chaque année et représente à elle seule la plus grave menace environnementale pour la santé, sont aussi des moteurs du changement climatique. L’OMS a travaillé sur ces deux questions moyennant : • la campagne « Respire la vie », que 40 villes dans le monde ont rejoint, afin d’éduquer le grand public, d’encourager le partage des données et des solutions, d’améliorer le suivi et de contribuer à lancer des alertes lorsque la qualité de l’air devient dangereuse ; • la Deuxième Conférence mondiale sur la santé et le climat, qui s’est tenue à Paris en juillet 2016 et a mis en lumière le rôle de la communauté de la santé publique dans le soutien à l’Accord de Paris ; • une coalition pour la santé, l’environnement et le climat entre l’OMS, le PNUE, l’OMM et d’autres organes concernés, lancée lors de la vingt-deuxième session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP22), tenue en novembre 2016 à Marrakech (Maroc), et qui a été confirmée lors de la vingt-troisième session de la Conférence des Parties (COP23), tenue en novembre 2017 à Bonn (Allemagne) ; • la promotion de l’engagement au plus haut niveau, par l’intermédiaire des processus interministériels pertinents au niveau régional, tels que la Déclaration d’Ostrava qui a été l’aboutissement de la Sixième Conférence ministérielle sur l’environnement et la santé, tenue à Ostrava (République tchèque) en juin 2017 ; • une meilleure prise de conscience repose aussi sur les données factuelles, aussi le lancement en 2016 de la publication intitulée Preventing disease through health environments (Prévenir la maladie grâce à des environnements sains), qui actualise les données relatives à 90 maladies liées à l’environnement, a-t-il représenté une contribution majeure à cet égard.