L’année dernière, la République Centrafricaine a connu un regain de violences, principalement dans les préfectures de l’Ouaka, de la Basse-Kotto et de la Haute- Kotto, et aux alentours. Des groupes armés ex-Séléka et anti-balaka avaient la mainmise sur une grande partie du territoire. Le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a été reconduit jusqu’au 15 novembre 2018. Les forces de la MINUSCA ont été renforcées à la suite de critiques portant sur sa capacité à protéger les civils et à réagir aux attaques. En juin, l’ONU a décidé d’opérer une coupe de 18,8 millions de dollars des États-Unis dans le budget de la MINUSCA et de réduire aussi celui de 14 missions de maintien de la paix. Les militaires américains et ougandais déployés sous la bannière de la Force régionale d’intervention dirigée par l’Union africaine (FRI/UA), chargée de lutter contre l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), se sont retirés entre avril et mai. En mai, l’Assemblée nationale a présenté au gouvernement un plan de paix, qui préconisait la création d’un comité national des victimes et excluait toute amnistie en cas de crimes de guerre. En juin, l’État et 13 des 14 groupes armés ont signé un accord de paix qui prévoyait un cessez-le-feu immédiat, une représentation de ces groupes au niveau politique et la mise en place d’une commission vérité et réconciliation, ainsi que d’éventuelles mesures de grâce. En juillet, l’Union africaine a établi la Feuille de route pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine, qui a inauguré une médiation conjointe.